Appel de Daoukro: Un proche de Bédié a de profonds regrets

Bédié a lancé l'appel de Daoukro
Par K. Richard Kouassi
Publié le 09 novembre 2019 à 15:33 | mis à jour le 09 novembre 2019 à 15:57

Cinq ans après l'appel de Daoukro, lancé par Henri Konan Bédié, des cadres du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) continuent de regretter le geste de leur mentor. Parmi eux, figure Dominique Babli, inspecteur du plus vieux parti politique ivoirien.

Il y a 5 ans, Bédié lançait son appel de Daoukro

Dans une interview accordée à nos confrères de Le Nouveau Réveil, dans la parution du samedi 9 novembre 2019, Dominique Babli est revenu sur l'appel de Daoukro. Le mercredi 17 septembre 2014, depuis sa ville natale, Henri Konan Bédié, président du Parti démocratique de Côte d'Ivoire, a lancé un appel qu'il est convenu de nommer "l'appel de Daoukro". C'était à l'occasion du meeting de clôture d' Alassane Ouattara qui effectuait une visite dans la région de l'Iffou.

"Je donne des orientations fermes pour soutenir ta candidature à l'élection présidentielle prochaine. Je demande à toutes les structures du Parti démocratique de Côte d'Ivoire et des partis composants (...) de se mettre en mouvement pour faire aboutir ce projet. Tu seras ainsi le candidat de ces partis politiques pour l'élection présidentielle, sans préjudice pour les irréductibles qui voudront se présenter en leur nom propre", avait lancé Henri Konan Bédié.

Ces propos du chef de file ont suscité de vives réactions de la part de certains cadres du parti septuagénaire. Kouadio Konan Bertin (KKB) a osé défier son "père" en se présentant à la présidentielle 2015.

Aujourd'hui, les lignes ont bougé, Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara ont "divorcé". L'alliance entre les deux hommes est rompue et l'appel de Daoukro appartient désormais à un passé lointain.


Avec du recul, Dominique Babli, cadre du PDCI, jette un regard sur cette affaire. "A l’Appel de Daoukro, je n’étais pas d’accord. Mais puisque c’est mon patron qui a parlé, c’est le chef du parti qui a parlé. Donc, nous nous sommes pliés. J’avais ma petite idée. Mais moi, je n’étais pas d’accord. J’avais ma petite idée. Aujourd’hui, nous voyons ce que nous voyons. Il y a une rupture entre nos deux dirigeants, malheureusement. Nous aurions souhaité qu’ils s’entendent et se mettent ensemble comme on nous l’avait dit en 2014, après l’Appel de Daoukro. Pour revenir à votre préoccupation", a confié l'inspecteur du PDCI dans une interview accordée à Le Nouveau Réveil.



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