Les Nations-Unies condamnent les dernières violences à Bangui

Les Nations-unies condamnent les dernières violences à Bangui
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 15 janvier 2021 à 22:00 | mis à jour le 15 janvier 2021 à 22:00

Les Nations-unies ont ouvertement pris position face au regain de violence à Bangui où un soldat rwandais de la MINUSCA est décédé après une offensive militaire lancée par des groupes armés sur la capitale centrafricaine.

Les Nations-Unies invitent les rebelles centrafricains au respect de l'accord de paix de Karthoum

Antonio Guterres et le Conseil de sécurité des Nations unies ont condamné les récentes violences survenues à Bangui, ayant fait un mort dans les rangs des Casques bleus en mission de sécurisation en République centrafricaine.

Dans une déclaration conjointe, le secrétariat général et le Conseil de sécurité des Nations unies condamnent les attaques perpétrées ces derniers jours par les groupes armés rebelles et qui sont de nature à saper le processus électoral en cours dans le pays.

Les Nations-unies déplorent par ailleurs le décès d’un Casque bleu rwandais de la Minusca, jeudi matin, suite à l’offensive armée lancée par les rebelles centrafricains sur la capitale Bangui. L'ONU invite les rebelles au strict respect de l’accord de paix, signé en février 2019 à Khartoum, censé inscrire le pays sur la voie de la réconciliation, la concorde et le développement.

Selon les diplomates onusiens, l’ex-président centrafricain, François Bozizé dont la candidature à la dernière élection présidentielle a été rejetée, serait le principal instigateur de ces offensives armées.

Son objectif serait d’empêcher la confirmation de la réélection du président sortant Faustin Archange Touadéra. L'ONU dit avoir pris note de la victoire annoncée du président sortant et dit attendre la proclamation définitive des résultats par la Cour constitutionnelle centrafricaine.


Le Conseil de sécurité se réunira à nouveau sur le sujet la semaine prochaine, à la demande de la Centrafrique, pour réclamer une levée de l’embargo sur les armes. Mais avant, les forces de la Minusca ont renforcé les protections autour des accès de la capitale, et le couvre-feu en vigueur dans la capitale a été avancé de deux heures.






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