Dialogue pouvoir-opposition: Voici les vraies raisons du blocage
Kabran Appiah, ex-ministre ivoirien des Transports sous Laurent Gbagbo, a évoqué l’appel au dialogue politique, lancé par le gouvernement, mercredi 21 octobre 2020.
Kabran Appiah: « Tout le monde sait qu’il ne peut pas y avoir d’élection le 31 octobre 2020 »
« S’il y a une perspective de vrai accord, alors nous irons vers la paix », a déclaré Kabran Appiah suite à la main tendue par le gouvernement à l’opposition ivoirienne qui manifeste depuis août contre la candidature du président Alassane Ouattara à un troisième mandat présidentielle.
Selon l’ancien ministre, son groupement politique dénommé LMP, membre de l’opposition, a toujours été favorable au dialogue politique pour le règlement pacifique des crises.
« La LMP est ce groupement politique qui a toujours favorisé le dialogue. Nous avons favorisé toutes les formes de discussion qui amènent les gens à s’assoir. Nous avons fait une déclaration le mardi 20 octobre pour dire ”asseyons-nous enfin, faisons cesser toutes les violences », a-t-il fait savoir.
Sur la participation de son parti, mercredi, à la rencontre avec le Premier ministre Hamed Bakayoko, qui rappelons-le, a été boycottée par le PDCI d’Henri Konan Bédié et le FPI de Pascal Affi N’guessan, l’opposant a indiqué que: «Nous sommes venus pour écouter le gouvernement. Le plus important, ce n’est pas de se rencontrer. Il y a quoi dedans ? Je peux vous dire des points importants. J’ai entendu des choses qui me permettent d’espérer peut-être naïvement, pour dire que des avancées sont possibles. Sur des points critiques, un peu difficilement parce que si on ne bouge pas la date de l’élection, quelle réforme voulez-vous faire ? », s’est interrogé.
Et Kabran Appiah de poursuivre: « Nous avons manifesté d’aller vers les uns et les autres à condition que les acteurs qui tiennent la corde des accords puissent être mis en confiance. S’il y a une perspective de vrai accord, alors nous irons vers la paix. Le gouvernement a fait un pas sur certains points ».
Toutefois, s’offusque-t-il, « le gouvernement ne veut pas franchir la date du 31 octobre 2020 ». « Or tout le monde sait qu’il ne peut pas y avoir d’élection le 31 octobre 2020 dans ces conditions sans que cette élection ne soit la source d’autres problèmes. Alors, comment parviendront-ils à convaincre les gens pour leur dire qu’il est utile de s’asseoir et de ne pas faire de la date du 31 octobre un fétichisme politique. C’est une mission difficile”, s’est-il exprimé.
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